Le Cap Vert (2) : Histoire

Le Cap Vert (2) : Histoire
Il est probable que les îles du Cap-Vert étaient inhabitées lorsque les Portugais y abordèrent en 1456, mais leur découverte est restée sujette à controverse. Elle fut attribuée soit à des navigateurs vénitiens et génois, soit à des navigateurs portugais. On sait, par contre, que ces îles furent fréquentées depuis longtemps par les pêcheurs sénégalais.

1) Une colonie portugaise

En 1460, le navigateur Diogo Gomes prit possession de l'archipel au nom du Portugal, qui devint domaine de la Couronne, après que les droits portugais sur les îles eurent été consacrés par le traité de Tordesillas, en 1494.

Terre d'escale pour les navires portugais en route vers le Brésil, le Cap-Vert devint également un important centre de la traite des Noirs vers l'Amérique; le commerce des esclaves d'Afrique occidentale vers le Nouveau Monde transitait essentiellement par le Cap-Vert. Les colons de l'archipel firent également venir des esclaves du continent africain pour les faire travailler dans les plantations. C'est à cette époque que s'est constitué le créole capverdien. Mais le peuplement de l'archipel fut tardif, São Vicente restant inhabitée jusqu'en 1727 et Sal jusqu'en 1781. L'abolition définitive de la traite en 1866, suivie du détachement de la Guinée-Bissau en 1879, détruisirent l'économie des îles et entraînèrent une forte émigration vers les États-Unis (migration libre) et les colonies portugaises d'Angola et de São Tomé et Principe (migration forcée). Après l'abolition de l'esclavage, le portugais est resté la langue officielle dans la colonie, surtout comme langue de l'État, de la justice, de l'éducation et du commerce. Dans la culture coloniale, l'utilisation du créole restait un signe d'infériorité sociale.

C'est dans l'exil que se constitua le nationalisme capverdien, dont le fondateur fut l'homme politique Eugénio Tavares (1867-1930). Les Métis capverdiens jouèrent également un rôle important dans les autres colonies portugaises d'Afrique: en Angola et au Mozambique, où ils furent souvent employés comme cadres administratifs en raison de leur degré d'instruction plus élevé. Contrairement à la Guinée-Bissau, à l'Angola et au Mozambique, le régime de l'indigénat ne fut pas appliqué aux îles du Cap-Vert. En effet, la population blanche ne résista pas à l'apparition de la malaria: les Métis et les Noirs assurèrent le fonctionnement des institutions, tant laïques que religieuses.

Néanmoins, les sécheresses du début du siècle (1903-1904, et 1914), de même que le régime fasciste de la Métropole avec l'arrivée au pouvoir des militaires en 1926 et surtout l'Estado Novo («Nouvel État») de Antonio de Oliveira Salazar au Portugal, ainsi que la limitation de l'immigration aux États-Unis et en Europe interdirent toute autonomie du pays. Le Cap-Vert connut une des périodes les plus noires de son histoire dans les années quarante. Les portes de l'Amérique fermées, le quadrillage policier des Portugais, les famines successives (1941-1942, 1946-1948) qui tuèrent, selon certains historiens, environ 20 000 personnes (sur 150 000 habitants) dans l'indifférence générale, car le pays était fermé aux étrangers, entraînèrent des départs clandestins massifs de Capverdiens vers le Sénégal, puis, dans les années cinquante et soixante, vers l'Europe, notamment vers la France, les Pays-Bas et la Belgique, où se formèrent la plupart des cadres du mouvement indépendantiste. Le créole devint alors un symbole de la résistance capverdienne face au colonialisme portugais.

En 1951, à l'instar des autres possessions portugaises, le Cap-Vert devint un territoire d'outre-mer. Cinq ans plus tard, en septembre 1956, Amilcar Cabral, un ingénieur agronome capverdien né au Cap-Vert et formé à l'université de Lisbonne, fonda le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée portugaise (future Guinée-Bissau) et du Cap-Vert (PAICG). À partir de 1959, il s'engagea dans la lutte armée contre le colonisateur portugais. Le mouvement prit une orientation nationaliste révolutionnaire et marxisante qui s'accentua après son assassinat à Conakry en janvier 1973. La guérilla réussit à contrôler les deux tiers de la Guinée-Bissau, alors qu'au Cap-Vert le mouvement resta clandestin.

2 L'indépendance

En 1975, après la révolution des ¼illets au Portugal, le Cap-Vert et la Guinée-Bissau (l'ancienne colonie portugaise la plus proche) accédèrent à l'indépendance et constituèrent un seul État commun, dirigé par Luis Cabral, le frère d'Amilcar. Des frictions opposèrent rapidement les insulaires capverdiens et les continentaux guinéens.

Les deux régions se séparèrent lors du coup d'État du 14 novembre 1980 en Guinée-Bissau. Au Cap-Vert comme en Guinée-Bissau, le portugais continua d'être la langue officielle, mais le créole capverdien fut désigné comme «langue nationale». Le gouvernement, la radio et la télévision d'État, les journaux et les écoles utilisèrent le portugais, tandis que le créole restait la langue des organisations populaires, des mouvements syndicaux et des programmes éducatifs pour les enfants.

Le Cap-Vert, bien qu'appartenant à la mouvance communiste, se rapprocha des pays occidentaux, dont il dépend économiquement, et de l'Afrique du Sud. La pays s'est ensuite maintenu sous le régime du parti unique. En 1990, le Partido Africano da Independência de Cabo Verde, le PAICV (ou Parti pour l'indépendance du Cap-Vert) accepta d'organiser des élections libres, persuadé de les remporter. Mais les élections démocratiques du 13 janvier 1991 furent remportées par le Mouvement pour la démocratie (Movimento para a Democracia, MPD), le premier parti d'opposition, dirigé par Carlos Veiga. Le 17 février 1991, Antonio Mascarenhas Monteiro fut élu président de la République. En 1996, de nouvelles élections furent encore remportées par le MPD.

Sur le plan international, le Cap-Vert fait partie, depuis juillet 1996, de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP), et ses 40 000 émigrés vivant au Portugal ont obtenu le droit de vote aux municipales dans ce pays soucieux d'éloigner son ancienne colonie des tentations de l'adhésion à la Communauté francophone du fait qu'il est entouré d'États francophones. La Constitution capverdienne présente une certaine originalité du fait que les anciens ressortissants du pays ont le doit d'élire six députés à l'Assemblée législative et ne perdent jamais leur nationalité s'ils se font naturaliser dans un pays étranger. Le Cap-Vert est membres des Sommets de la Francophonie depuis 1993 et a adhéré à l'Agence intergouvernementale de la Francophonie en décembre 1996. En janvier 2001, le PAICV a remporté les élections législatives avec seulement 47,3 % des voix. Malgré de faibles atouts économiques, le Cap-Vert est le pays le plus riche de l'Afrique du Sahel, grâce aux revenus de l'émigration et à l'aide internationale, qui représentent plus d'un tiers du produit intérieur brut (PIB).

source
# Posté le mardi 15 mars 2005 08:25
Modifié le mardi 15 mars 2005 08:56

Allez retour aux présentations des îles Etat : Le Cap Vert (1)

Allez retour aux présentations des îles Etat : Le Cap Vert (1)
En dédicace à une amie

Alors la République du Cap Vert est un archipel d'îles qui mesure environ 4033 km² et dont la capitale est Praia et où les langues parlées sont le portugais (officielle) et le créole (à base portugaise).A ce propos voici un site très intessant qui explique les particularités linguistiques du cap vert.

Le Cap Vert est située à l'Ouest du Sénégal. Le climat y est assez sec et la Terre est peu clémente et volcanique. Le point culminant de cet archipel est le mont Fogo qui culmine à 2829 m et qui est situé sur l'île du même nom.

En juillet 2004, la population de cet archipel était estimée à 416 000 habitants. Il faut remarquer qu'il s'agit d'une population relativement jeune puisque les jeunes de 0 à 14 ansreprésentent 40% de la population. Pour aller plus loin, environ 93% de la population a moins de 65 ans!!!!! De plus, le taux de natalité y est assez important environ 26 pour 1000 avec un taux de mortalité d'environ 7 pour mille. Néanmoins, le taux de croissance de la population n'est que de 0,73% (estimation en 2004) à cause d'un important mouvement migratoire (fluxmigratoire négatif de -12 pour mille) étant donné l'aridité des conditions de vie dans le pays. Ainsi, il ya une forte diaspora cap verdienne au Sénégal, au Portugal, en Guinée-Bissau et en France.
Il faut noter que le taux demortalité infantile est assez élévé (environ 49 pour mille) et que l'espérance de vie est d'environ 70 ans.

La population cap-verdienne est assez métissée puisque 71% de la population est métisse contre 28% d'Africain. C'est un pays très chrétien, où cependant le taux d'illétrisme est d'environ de 23%

La République du Cap Vert est indépendante depuis le 5 Juillet 1975 et est régit par une Constitution établie ne 1992, amendée successivement en 1995 (pour renforcer les pouvoirs du président de la République) , puis en 1999 avec la Création d'un Procureur Général de la Justice (Provedor de Justica). Le président en exercice est Pedro Pires, qui a été élu en 2001. Son premier Ministre est Jose Maria Pereira NEVES . Le Cap Vert ne compte qu'une seule chambre de 72 députés élus pour 5 ans au suffrage universel tout comme l'est le président.
Les principaux partis sont le PAICV, l'ADM, le PDC, le PRD, le PMD, le PSD, le PTS et le PCD.
# Posté le mardi 15 mars 2005 07:36
Modifié le mardi 15 mars 2005 08:33

Une jolie jeune femme

Une jolie jeune femme
Voici un demoiselle qui sera bientôt mavoisine et qui participe occasionnellementaux sorties ciné.
# Posté le lundi 14 mars 2005 07:11

la soirée d'hier : dans le métro (fin)

la soirée d'hier : dans le métro (fin)
une dernière
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# Posté le samedi 12 mars 2005 14:09

la soirée d'hier: dans le métro (1)

la soirée d'hier: dans le métro (1)
je m'étais exilé pour prendre une petite photo de groupe et abandonner ces malades. C'est les gens au fond.
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# Posté le samedi 12 mars 2005 14:02